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mercredi 21 novembre 2007

Yasmina Khadra


Sur les conseils d'une amie, j'ai lu il y a quelques semaines déjà un roman de Yasmina Khadra, l'attentat. Ayant beaucoup apprécié cette lecture, j'ai investit 4 Euros dans l'achat d'un autre des livres, Le dingue au bistouri.


Ma première surprise a été de découvrir que Yasmina Khadra est un homme, ben oui, ça parait bête, mais pour moi, Yasmina, c'est un prénom de fille... Bon, en fait c'est un pseudo, son vrai prénom c'est Mohammed, beaucoup plus classique pour un garçon.

Ma deuxième surprise, c'est la lecture de romans sur le thème du monde arabe, de l'incompréhension entre les peuples, ce n'est classiquement pas le type de lecture par lequel je suis attirée.

Ma troisième surprise, c'est d'avoir aimé ça, alors que finalement c'est un peu l'horreur. Dans le cas de l'attentat, c'est l'horreur d'une situation, dans le cas du dingue au bistouri, c'est l'horreur du crime en série.

Résumons rapidement ces livres, qui, finalement, mis à part le type de narration et le fait que l'action se déroule au moyen-orient, ne se ressemblent en rien.

L'attentat raconte l'histoire d'un médecin à Tel Aviv, marié et bien dans sa vie, qui, le jour d'un attentat meurtrier, voit son existence détruite : la kamikaze qui s'est fait sauter dans un bar rempli d'enfants, c'était sa femme. "Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat deséspéré du peuple palestinien..." (là, je cite la quatrième de couverture, mais je vois pas comment le dire mieux.)
Ce roman est très bien écrit et nous fait réellement partager cette horreur, j'ai été très touchée par l'histoire et l'écriture. A conseiller, donc.

Le dingue au bistouri est plus facile, même s'il regorge de détails sordides, on tombe plus dans le classique roman policier, l'originalité étant la situation géographique de l'histoire, Alger. On a ici un homme qui appelle un vieux flic pour l'avertir qu'il va commettre un meurtre. Le premier d'une série, puisqu'il avertit qu'il doit encore tuer 5 personnes. La victime est retrouvée torturée, le coeur arraché, avec une étoile noire déposée dessus. n dialogue s'installe entre le dingue et le flic, et c'est tout l'interêt du bouquin, ce vrai lien psychologique entre les personnages. Mais bon, cela reste un roman policier, pas hyper fourni à mon goût, je ne forcerait pas les gens à l'acheter, en quelque sorte...

lundi 19 novembre 2007

L'homme qui voulait vivre sa vie

De Douglas Kennedy.

C'est un auteur dont j'ai souvent entendu parler sans pourtant jamais l'avoir lu. L'autre jour, à l'aéroport de Bastia, j'avais un peu de temps avant l'embarquement, je suis donc allée faire un tour dans le petit magasin de presse.

Après avoir flané entre les rayons magazines : "Astro 2008, ce que l'avenir vous réserve", "2008, l'année du sexe avec un grand S", "les meilleurs Dindes pour Noël" (là, il s'agissait de cuisine, bien sûr), "décorez votre maison pour les fêtes" (avec des petits photophores à 59 Euros pièce), je me suis finalment tournée vers le rayon romans de gare, enfin là, précisemment, c'était le rayon d'aéroport, mais on va quand-même pas jouer sur les mots, hein??

J'ai choisi parmis divers ouvrages, "l'homme qui voulait vivre sa vie", de Douglas Kennedy. L'occasion ou jamais de faire connaissance avec cet auteur à succès. J'ai beaucoup aimé. L'écriture, facile, le style, fluide, l'humour, parfois, et le scénario, surtout.

Cela raconte l'histoitre d'un type qui atteint la quarantaine et qui subi une vie qu'il n'a pas choisi : Un boulot très bien payé dans une boite d'avocat de Wall Street, une grande maison dans le Connecticut, une Volvo, une femme et 2 beaux enfants. Rien à redire à priori, à part qu'il voulait être photographe, et que sa femme voulait être romancière. Ils voulaient vivre une vie de bohème et d'amur, ils se retrouvent coincés dans un train-train et un confort ennuyant.

Sa femme le trompe avec le voisin, un photographe raté. Il le découvre, ne dit rien, va voir le type, et accident ou pas, il le tue. Il décide de se débarasser du corps, d'organiser la mise en scène de sa mort, et prend l'identité du photographe, s'en allant à l'autre bout du pays, dans le but de vivre la vie qu'il voulait vivre depuis toujours (vous me suivez, là??).

Ce que j'ai trouvé interessant, c'est l'ambivalance du personnage, un homme de lois qui tue, un homme qui veut repartir de zéro mais qui regrette son passé, un homme à la vie routinière qui part à l'aventure... Un peu de suspense aussi, avec la question qui reste là, jusqu'à la fin du roman : "va t'il ou non se faire pincer??". je vous laisse le soin de parcourir les lignes de cet ouvrage pour le découvrir...

lundi 5 novembre 2007

Harry Potter et les reliques de la mort

Après de longues heures passées devant la biographie de mon héros de littérature jeunesse préféré, me revoilà!!

Qui l'a lu? Qu'en avez-vous pensé?



En ce qui me concerne, j'ai attendu la version française pour découvrir le dernier opus de la série, parce que je ne suis pas bilingue et que je ne voulais pas passer à côté des détails, qui font tout de même le charme du bouquin.

Je n'ai pas été déçue, à part peut-être par la fin, le tout dernier chapitre, qui me parait un peu nunuche, voire mièvre, c'est le bon terme. Mais à part ce petit bémol, ce tome est génial : beaucoup de magie (et ça, c'est chouette), des rebondissements, de la psychologie, de l'humour, de l'amour, des morts... Parfait! Je ne raconte rien volontairement, je ne sais pas où vous en êtes... Mais si vous avez lu les premiers, n'hésitez surtout pas!! Je n'ai pas regretté non plus d'avoir relu le n°6 juste avant, je suis sûre que je n'aurais pas tout bien fait les connections autrement, mais il faut dire, j'ai une mémoire de moineau...

Bref un vrai moment de plaisir avec Harry Potter, une évasion du monde réel, avec juste une pointe de tristesse en arrivant aux dernières lignes, parce que, justement, ce sont les dernières lignes...

samedi 29 septembre 2007

L'attrape-coeur

J'ai terminé ce roman de J.D Salinger hier.
Peut-être que le titre vous dit quelque chose. Moi, c'était le cas. Le titre me parlait, mais je ne savais absolument pas ce qui était raconté dans le bouquin.



Je vous rapporte ici la quatrième de couverture de mon édition :

"Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J.D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, l'attrape-coeur, roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie New-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu."

Bon. Ben je l'aurais lu. Comment dire, comment avouer la vérité? Je n'ai pas aimé. Sans doute ai-je été insensible à la philosophie cachée dans les paroles de cet adolescent un peu perturbé... L'écriture est interressante, car particulière, mais finalement trop particulière à mon goût. Voici les toutes premières phrases du roman :
"Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sûrement la première chose que vous allez demander c'est où je suis né, et à quoi ça a ressemblé, ma saloperie d'enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m'avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j'ai pas envie de raconter ça et tout."

C'est rythmé, comme écriture, mais lassant.

Lire ce roman m'a fait le même effet que lorsque j'ai regardé "Autant en emporte le vent". C'était un film culte que je voulais absolument connaitre, et finalement, j'ai eu l'impression de regarder la saga du dimanche sur M6.
Voilà, c'est la même sensation avec l'Attrape-coeur. Que ceux et celles qui y ont vu un interêt plus grand que le mien me fassent part de leurs réflexions. Je ne voudrais pas passer à côté d'un chef-d'oeuvre.

lundi 17 septembre 2007

Le Journal d'Anne Franck

A priori tout le monde connait l'histoire relatée dans ce journal, mais pour ceux qui l'ont oubliée, un petit résumé simple s'impose:
Il s'agit du journal intime d'une jeune adolescente juive qui a vécu reclue avec sa famille dans "l'annexe" de l'entreprise de son père à Amsterdam.


Elle a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er Août 1944, et son témoignage, mondialement connu, reste l'un des plus émouvants sur la vie quotidienne d'une famille juive sous la domination nazie.

Anne est née en juin 1929, et elle avait juste 13 ans quand elle dû se réfugier clandestinement avec sa soeur, ses parents ainsi qu'une autre famille juive du quartier. Quand on lit le livre, on connait déjà la fin : le journal est inachevé car le 4 août 1944, ils sont tous arrêtés sur dénonciation. Excepté le père d'Anne, tous les habitants de l'annexe ont été victimes de la guerre : le gaz, l'épuisement, la maladie, aucun n'a survécu.
C'est le père d'Anne qui s'est chargé de la publication du Journal, répondant ainsi au voeu de sa fille, mais également du gouvernement néerlandais qui pousse à la publication de témoignages, pour que jamais l'horreur nazie ne soit oubliée.

Que dire de l'ouvrage même?? C'est difficile... Il s'agit pour moi d'une sorte de roman d'apprentissage, qui relate surtout l'évolution interieure d'une adolescente condamnée à renoncer à la liberté et à l'insouciance que l'on doit vivre normallement à cet âge-là. Elle évoque évidemment ce qui se passe dehors, mais finalement elle-même n'a accès qu'à très peu d'informations. Ainsi elle apprend que tel ou tel ami est pris par les autorités, elle entend parler de certaines choses, comme les executions ou les gazages, mais cela reste assez vague...Elle partage avec nous son quotidien, les querelles d'adultes, ses amours, ses repas, et la peur surtout. La peur d'être découverte, et tous les subterfuges necessaires pour rester cachée.

J'ai beaucoup aimé ce livre, et, pour la première fois, j'ai ressenti un vif interêt à lire la préface et la postface, que j'ai tendance à négliger en temps normal. Là, on y apprend comment les écrits ont pû être sauvegardés, on y apprend comment ils ont été censurés en parti par le père d'Anne, pour finalement être édités en intégralité, on y apprend également que depuis sa sortie dans les années 50, le Journal a énormément de détracteurs, et que beaucoup ont essayé de mettre en doute l'authenticité des écrits. En particulier certains négationnistes, ceux qui nie l'existence des chambres à gaz... Parce qu'il y en a.

Mais les expertises ont été faites, et rendons à Anne ce qui est à Anne. Et n'oublions pas les dérives du rascisme et de la haine.

dimanche 16 septembre 2007

La princesse au petit pois






Depuis quelques semaines, je n'arretai pas de penser à ce conte, surtout au titre parce que finalement je ne me souvenais pas vraiment de ce que ça racontai, ou plutôt si, je me souvenais de quelque chose d'inexact. Je ne saurai pas vous dire pourquoi ça me trottai dans la tête comme ça, mais la nuit dernière, cela m'a même réveillé....A tel point que je me suis levée pour faire des recherches sur internet à propos de ce conte, surtout dans le but de le lire et de comprendre ce que cela raconte...

Donc voilà l'histoire, c'est en fait un conte d'Andersen :

LA PRINCESSE AU PETIT POIS

Il y avait une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse, une parfaitement véritable princesse. Il avait parcouru le monde en tous sens pour trouver une fiancée qui répondît à ses voeux, mais il n’y avait pas réussi. Il y avait toujours quelque chose, un je ne sais quoi qui n’allait pas. Pourtant, des princesses, ce n’était pas ce qui manquait de par le monde, on en trouvait à chaque pas ; mais comment savoir si c’étaient de vraies, véritables princesses ? Il manquait toujours une preuve irréfutable.
Il rentra donc au palais de son père, déconfit et bien triste, et désirant toujours aussi ardemment dénicher sa princesse véritable.

Un soir se déchaîna un horrible mauvais temps, on eut dit que tous les diables s’étaient mis en frais. Il tonnait, il ventait, il pleuvait à ne pas mettre un chien dehors. Tout à coup, on entendit frapper à la porte et le vieux roi alla ouvrir.
Devant la porte, se tenait une princesse. Mais dans quel état ! La pluie lui coulait du nez jusqu’aux pieds et passait au travers de ses chaussures, ses cheveux étaient tout collés et pendaient, sa jupe était trempée ! Un vrai désastre ! Et elle affirmait être une véritable princesse !
La vieille reine ne dit mot, mais pensa en elle-même : "Bien ! Bien ! Nous allons voir."

Elle alla préparer une chambre ; sortit du lit tous les matelas et tous les édredons et posa au fond un tout petit pois. Puis elle remit dessus vingt matelas et vingt édredons en duvet d’eider. Elle appela la princesse et la fit coucher.
Le lendemain matin, ils lui demandèrent comment elle avait dormi. La princesse poussa de gros soupirs et gémit :
"Affreusement mal ! Je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit ! Dieu sait ce qu’il y avait dans ce lit ! Je sentais sous moi quelque chose de si dur, que j’en ai le corps couvert de bosses et de bleus !"
A ces mots, ils reconnurent qu’elle était, véritablement et sûrement, une vraie princesse, puisque, à travers vingt matelas et vingt édredons, elle avait senti le petit pois.
Aussi le prince la prit immédiatement pour femme. Quant au petit pois, ils l’exposèrent avec le trésor royal et vous pouvez encore l’y voir si vous en avez envie.
Et sachez bien que mon histoire est une véritablement vraie histoire, qui est
vraiment arrivée.

C'est une jolie histoire romantique, mais ce qui importe, c'est surtout de se souvenir de la moralité : Ce qui fait de toi une personne de valeur, une belle personne, ce n'est pas ton apparence physique ni ta richesse, c'est ta sensibilité. C'est ce qui fait que tu es toi.

samedi 8 septembre 2007

Déviances

J'ai refermé la dernière page de ce roman de Richard Montanari hier soir...Il s'agit d'un roman policier très sombre, dans la lignée du Dahlia Noir, dont j'ai déjà parlé sur le blog, mais beaucoup plus facile à lire. L'écriture est plus simple, plus "roman de gare", il faut bien le dire.



Mais j'ai rien contre ça. La lecture est pour moi un plaisir et surtout pas une prise de tête. Et tant pis pour les puristes qui ne jurent que par Proust ou Balzac, je leur ai toujours préféré Zola.

Je partage avec vous la quatrième de couverture de ce roman :

"Kévin Byrne est un vétéran de la police criminelle de Philadelphie. Flic usé par ses années de service, il vient juste de faire cnnaissance avec sa nouvelle coéquipière, Jessica Balzano, lorsqu'une adolescente fréquentant une école catholique de la ville est retrouvée violée et mutilée, les mains jointes dans un geste de prière. La première d'une longue série.

C'est le début d'un voyage au coeur des ténèbres pour les deux enquêteurs qui, lancés sur la piste d'un tueur aussi terrifant que machiavélique, devront affronter leurs propres démons, alors que la ville est prête à basculer dans la folie."

Bon, en réécrivant ces phrases, je me rend compte des défauts du bouquin : contrairement à ce qui est annoncé, je trouve qu'on ne va pas assez loin dans la psychologie des personnages, c'est dommage, certains aspects mériteraient qu'on y consacre plus de pages. De la même façon le coup de "la ville est prête à basculer dans la folie", c'est ce qu'on appelle du raccolage, rien à voir avec ce qu'on peut lire dans ce roman. En revanche, il faut bien avouer que les crimes commis sont effectivement assez terribles, et là, on partage avec nous pas mal de détails sordides.

Outre le scénario, ce que j'ai apprécié dans le roman, c'est le fait que les chapitres soient très courts. En fait, ils présentent heure par heure vu par les différents personnages, par exemple ce que vit Jessica Balzano à 10h10, puis ce que fait le tueur à 10h15, le chapitre suivant décrira en parallèle 10h15 vu par Kévin Byrne. C'est un côté sympa, et qui rend la lecture plus facile aussi. Par contre cela rend plus addictif, à la fin d'un chapitre, on se dit, "allez, je peux encore en lire un petit". Et c'est comme ça qu'on termine 500 pages de roman policier en 4 jours. Et qu'on a des cernes. Faut que je me calme, moi...

dimanche 2 septembre 2007

A la croisée des mondes

Il s'agit d'un gros pavé de 1025 pages très précisemment, que je viens de terminer. C'est une trilogie écrite par Philip Pullman, auteur anglais, qui a reçu pour le dernier opus de cette trilogie un prix littéraire très réputé outre-manche. De plus, une adaptation cinématographique est prévu pour la fin de l'année.


Le fameux pavé regroupe donc trois livres : Les royaumes du nord, La tour des anges, Le miroir d'ambre. Ces livres sont dépendants les uns des autres, impossible de commencer au deuxième tome, ou de ne pas lire le troisième, pour ainsi dire.

Je vais tenter de faire un résumé très simplifié, mais vous vous doutez bien que cela ne sera pas hyper représentatif du bouquin. Mais, en gros, c'est l'histoire d'une ado pré-pubère qui doit accomplir son destin à travers différents mondes, assistée de son "Daemon" (son âme sous forme animale) et d'une espèce de boussole compliquée qui révèle la vérité quand on sait en lire les symboles. Elle rencontre évidemment toutes sortes de personnage, toutes sortes d'aventures, toutes sortes d'univers.

La lecture se situe entre Harry Potter, pour la simplicité et la présence de sorcières volantes et Le seigneur des anneaux, pour l'univers décalé et l'imagination sans bornes dont fait preuve l'auteur. C'est tout à fait le genre de lecture que j'aime, j'ai dévoré le bouquin, et plusieurs fois, j'ai dû me forcer à fermer le livre parce que mes paupières tombaient.

La fin est cependant un peu décevante, parce que j'en veux plus. Et puis elle est triste, j'ai versé une petite larme...mais chut! Je ne dit plus rien!!

lundi 20 août 2007

Le Dahlia Noir

Tout chaud encore dans ma tête, puisque terminé hier, voilà le dernier roman que j'ai lu. J'ai eu l'idée de m'offrir ce livre de James Ellroy car l'an passé, le film tiré de ce roman a été adapté au cinéma par Brian De Palma, la bande-annonce était alléchante, mais je n'ai malheureusement pas pris le temps de le voir... Quand je suis passée dans ma librairie habituelle, la couverture a acroché mon regard et je me suis lancée.


Allez, le court résumé du livre maintenant :

Los Angeles, 1940. Deux policiers, Bucky Bleichert et Lee Blanchard, enquêtent sur l'assassinat d'Elizabeth Short, dont le corps a été découvert nu et mutilé. Inspiré d'un fait divers, ce meurtre est resté une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en Amérique.

Mes parents m'ont tout les deux dit qu'ils n'avaient pas réussi à le lire, qu'ils n'avaient pas accroché à l'écriture, c'est donc un peu à reculons que j'ai ouvert le livre. Et c'est vrai que j'ai vraiment eu du mal à entrer dans l'univers de James Ellroy. Beaucoup d'argot, de jargon policier, pas mal de vulgarité noire. Au bout de la 10è page, je me suis dit que j'allais arrêter, et je me suis reprise : le livre est traité comme un chef-d'oeuvre par les critiques, il n'y a pas de raison que je n'aime pas! Je me suis donc donné le défi de lire le livre jusqu'à la page 50, et de me décider ensuite. J'en étais à la page 70 quand j'ai réalisé que j'avais largement dépassé mon objectif, et que j'étais empétrée pour de bon dans l'histoire.

L'histoire d'une jeune femme un peu perdue assassinée sauvagement, l'histoire de 2 flics obsédés par un meurtre horrible, d'une enquête vouée à l'echec. C'est un livre violent, sauvage, obsessionnel, noir, parfois érotique, un livre puissant je dirais. Il faut savoir que les faits relatés par James Ellroy se sont vraiment produits, mais l'histoire de ces deux policiers est une fiction. Le livre nous apporte une réponse quand à la résolution du meurtre, je n'ai pas réussi à savoir si cela est la Vérité. J'ai lu à plusieurs reprises que l'énigme n'avait pas été élucidée.

Bref, j'ai finalement avalé les 450 pages en 1 semaine de vacances, j'ai aimé le bouquin, mais je le conseillerai pas à tout le monde, en tout cas, pas aux âmes sensibles!!

samedi 11 août 2007

Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Il s'agit du titre du dernier livre que j'ai lu, il a été écrit par Mark Haddon.

Au sujet de ce roman, le romancier Douglas Kennedy a déclaré : "D'une inventivité brillante... ce n'est pas seulement le roman le plus original que j'ai lu depuis des années, c'est surtout l'un des meilleurs". Ca présage une lecture agréable!


Commencons peut-être par le résumé du livre... C'est l'histoire de Christopher, qui a quinze ans et une mémoire sans limite. Il comprend tout en mathématiques, tout en sciences et ce, du premier coup. Par contre il ne comprend pas du tout les autres êtres humains. Parce que Christopher est autiste. Quand l'adolescent découvre le chien de son voisin mort sur le pas de la porte, cette vision crée un déclic en lui : il décide de mener l'enquête et même d'écrire un livre pour raconter cette enquête. Son père lui demande d'arrêter ses investigations, mais Christopher refuse, et il boulverse ainsi toutes ses petites habitudes.

Alors en fait, on nous annonce une enquête policière autour du meurtre d'un chien mais en réalité ce n'est qu'un prétexte. Ce qu'on peut retenir, c'est la manière qu'a un enfant handicapé de perçevoir la vie, le monde, les autres et comment il parvient à se dépasser pour atteindre son but. C'est un beau roman sur la différence, Christopher est attachant et impressionnant. Nombre de ses réfléxions naïves font mouches.

J'ai été charmée par l'écriture, Mark Haddon donne l'impression de vraiment maitriser le sujet de l'autisme. Ce livre est une réussite, dans son genre.

Il ne faut pas s'attendre à lire un roman policier, mais plutôt un roman d'apprentissage, je préfère prévenir!!

jeudi 2 août 2007

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

C'est le titre du dernier roman que j'ai lu, écrit par Nell Harper Lee en 1960. Elle avait pris soin de le publier sous le nom"Harper Lee", pour cacher sa condition de femme.






Le livre raconte l'histoire d'une petite fille, de son frère, de son père et de ses amis vivants dans les années 30 en Alabama, pendant la grande dépresion. L'histoire est racontée avec beaucoup de tendresse et d'humour à travers les yeux et les sentations de cette enfant de 8 ans qui voit son père, avocat intègre et rigoureux, être commis d'office pour défendre un noir accusé d'avoir violé une blanche. Ce livre a été publié au moment de la lutte contre l'apparteid aux Etats-Unis, et est pour ce fait devenu un livre culte là-bas.

J'ai beaucoup aimé, la narration est agréable, l'histoire est interressante et nous fait voir à quel point le racisme est une parfaite idiotie, et les dégats qu'il provoque. Non pas qu'on ne connaisse pas avant l'injustice du rascisme, mais dans ce livre, on est plongé dedans, tout en douceur, ça pue la vérité, sans clichés.

Un livre que je vous conseille, donc.